SGP.auteursQuébécois

SGP.AUTEURSquébécois

 

Chères lectrices, lecteurs,

 

 

 

Je ferais court avec cet article avant de prendre le mois de mai en arrêt, car je manque de temps ces jours-ci, et je reprendrai le blogue dès juin. Je vous présente quelques écrivains ayant vécu en la belle province. Ceux-ci ont acquis une solide réputation grâce à leurs écrits. J’en souligne sept avec les articles et liens correspondants; primo :

 

 

 

Gabrielle Roy avec le livre «Cet Été qui chantait»

 

 

 

Écrit peu de temps après la mort de Bernadette, la «chère petite sœur» bien-aimée, au cours d’un des étés que Gabrielle Roy passait à sa maisonnette de Petite-Rivière-Saint-François, dans Charlevoix, cet ouvrage est un livre de deuil. Mais un deuil à la fois vécu et consolé par «l’éblouissante révélation de toutes choses», par les voix du vent, de la mer et du ciel, par le chant de toutes les choses vivantes, arbres, fleurs, oiseaux, humains. Images du paradis, mais d’un paradis hanté par la mort, les dix-neuf récits qui composent cet ouvrage parlent le langage du cœur, dont ils disent l’enchantement et la détresse, mais surtout la confiance infinie faite à l’innocence et à la beauté du monde. https://www.babelio.com/livres/Roy-Cet-ete-qui-chantait/368545

 

 

 

Fanny Britt, avec le bouquin «Les maisons»

 

 

 

Au confluent des Annie Dillard, Élisabeth Strout et Rachel Cusk, l’ample fresque de Les maisons fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/780361/les-maisons-fanny-britt-livre-incontournable

 

 

 

Réjean Ducharme, la publication, «L’avalée des avalées» :

 

 

 

Dans L’avalée des avalés, Réjean Ducharme rompt avec la tradition du roman du terroir et fait exploser les frontières. «On retient toujours la dimension de la révolte dans L’avalée, note Marie-Andrée Beaudet, mais il y a toute cette dimension internationale à une époque, le milieu des années 60, où les Québécois ne voyageaient pas beaucoup. Bérénice, fille d’un juif et d’une catholique, se rend à New York et en Israël. Elle vit des choses extraordinaires, son monde éclate. Pour toutes ces raisons, ce livre a marqué l’histoire. Encore aujourd’hui, on l’ouvre, on lit un passage et c’est extraordinaire. Difficile de ne pas tomber dans une paralysie admirative.»

 

https://www.lapresse.ca/arts/livres/201608/25/01-5013921-livre-culte-lavalee-des-avales-de-rejean-ducharme.php

 

Michel Tremblay, le fabuleux récit «Le Peintre d’aquarelle»,

 

 

 

Dans son nouveau roman, le peintre d’aquarelles, l’écrivain Michel Tremblay aborde le thème de la vieillesse par le biais de Marcel, un personnage atteint de schizophrénie dont on n’avait pas entendu parler depuis presque 30 ans.
Michel Tremblay explique, en entrevue, avoir souvent écrit à la première personne, mais pense bien que c’est la première fois qu’il écrit un vrai journal, au jour le jour. «Je voulais parler de la vieillesse et du vieillissement et il y a tellement de belles choses qui ont été écrites que j’avais un petit peu de misère à me trouver un personnage. Je ne savais pas comment aborder ça.» https://www.journaldequebec.com/2017/10/29/michel-tremblay-le-peintre-daquarelles-marcel-se-raconte-dans-un-journal-intime

 

 

 

Karoline Georges, la dystopie : «Synthèse»

 


 

Prenant la parole depuis un futur proche, la narratrice du quatrième roman de Karoline Georges, De synthèse, a grandi devant la télévision entre un père alcoolique et une mère enfoncée dans le malheur et l’immobilisme. Ses héros avaient pour nom Olivia Newton-John, Wonder Woman, les frères Dalton, la Femme bionique ou Jinny.

 

À travers les émissions de télé qui la captivaient, l’imaginaire a vite brillé à ses yeux avec plus de force que le réel aliénant qui l’entourait. Elle n’a jamais pu accepter «la distinction entre le vrai et le simulacre».

 


 

Après avoir remporté un concours de beauté, l’adolescente sera recrutée par une agence de mannequins et ira habiter pendant une dizaine d’années à Paris, arpentant les podiums de la capitale française et accumulant les séances de photos. Mais toujours solitaire, asexuée, fascinée par les images. Rien que par les images.

 

https://www.ledevoir.com/lire/512002/entrevue-l-experience-des-limites-de-karoline-georges

 

 

 

Du côté bédéiste; nous avons :

 

Michel Rabagliati avec son personnage Paul; série BD dont le titre commence avec le prénom Paul

 

 

 

En établissant des liens aussi étroits entre une narration littéraire et une narration dessinée, la bande dessinée semble représenter un médium privilégié pour mettre le temps de nos vies en espace. Entre 1999 et 2011, Michel Rabagliati, auteur québécois, consacre sept albums à la vie de Paul, son double diégétique. Ces volumes qui alternent short stories et graphic novels relatent des tranches de la vie de Paul, depuis ses 10 ans jusqu’à sa vie adulte. Le recours régulier à l’analepse ou à la prolepse, expression de l’intériorité du narrateur, est systématiquement accompagné d’une reconstitution des lieux traversés, fréquentés par lui, expression de son extériorité. Temporalité et spatialité semblent donc concourir à la construction du personnage, à son existence même. En outre, les relations qu’entretient Paul avec son passé et les espaces de son passé sont autant de marqueurs qui font écho dans la propre vie des lecteurs en mobilisant intertextualité et inter iconicité.

 

https://journals.openedition.org/comicalites/156

 

 

 

Et Paul Roux, un artiste florissant; par exemple, la série Ariane et Nicolas.

 

 

 

Publié originellement par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, en 1994, Le miroir magique présente deux histoires complètes : voyage au pays des mots et la mémoire d’Isabelle. Voici une édition cartonnée regroupant les deux premières aventures de nos jeunes protagonistes. Dans l’album Voyage au pays des mots, Ariane et Nicolas découvrent que leur miroir possède une particularité magique : il permet de voyager dans l’univers de la pensée. Grâce à lui, ils visitent un pays fantastique où les mots ont l’aspect des objets qu’ils désignent. Dans le second récit, La mémoire d’Isabelle, Ariane et Nicolas viennent en aide à une de leurs condisciples très affectée par le décès de son grand-père.

 

Grâce à leur miroir magique, nos deux héros iront affronter et vaincre ce mauvais souvenir. Des aventures pleines de rebondissements pour les enfants de 7 à 12 ans. En prime : un dossier secret sur Greg (illustre papa d’Achille Talon) à la fin de l’album. Depuis 1981, Paul Roux œuvre dans les domaines de l’illustration, de la bande dessinée, de la caricature et du design graphique. Il a publié divers ouvrages à titre d’illustrateur ou d’auteur-illustrateur dans des maisons d’édition québécoises, ontariennes et françaises, et a également collaboré à plusieurs revues et journaux.

 

Nombre de ses caricatures et de ses bandes dessinées ont été acquises par les Archives publiques du Canada. Depuis 2000, il est le concepteur et l’organisateur du Rendez-vous international de la bande dessinée de Gatineau. À ce jour, Paul Roux a vendu plus de 120 000 albums. https://www.gallimardmontreal.com/catalogue/livre/ariane-et-nicolas-01-le-miroir-magique-paul-roux-9782895374954

 

 

 

En résumé donc, si vous manquer d’idées de lecture… j’espère que ces suggestions vous aideront.

 

 

 

Bonne fin de soirée et on se revoie en Juin…

 

 

 

Cordialement, Stéphane

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Mabel (vendredi, 16 avril 2021 10:29)

    Merci beaucoup pour consacrer le temps et de donner de bonne choses:)

 Il y a aussi la reprise du classique de Pierre Bordage «Les guerriers du Silence»; cycle 1 seulement que j’ai lu, laquelle a été remouler à la manière de P. Ogaki pour faire une série de quatre tomes. Hélas, le rythme est à mon avis trop rapide, mais comme l’œuvre de Bordage contenait plus de 1800 pages… y’a pas le choix de défilé à vitesse… grand V. Un formidable effort de synthèse a été fait, je l’accorde.

Le seul point un peu faible est qu’on a surexploité les séquences d’actions, à la mode hollywoodienne, alors qu’à mon avis, les auteurs auraient pu rehausser via les dialogues le côté résolument philosophique du roman; ce qui m’a frappé entre autres est ces deux points à :

 

  • Des dérives d’une religion totalitaire associée à un régime politique mégalomane et assoiffé tellement de contraindre les divergents; ça ressemble étrangement au style de pensée unique que les médias et gouvernements nous proposent depuis le début de la crise du Covid-19 de la depuis mars 2020…

  • Secundo, du rôle important que peut jouer une personne ordinaire, en l’occurrence Tixy Otty, héros majeur des «Guerriers du Silence1», homme à la vie morne, qui noie son ennui dans l’alcool, l’indifférence à soi-même et aux autres, se complaisant en une existence médiocre. Celui-ci devient graduellement un héros extraordinaire, pas dû à ces mérites seuls, mais surtout en s’entourant d’une équipe avec lui, et grâce à l’appui de sa partenaire de vie.

 

Bref, que vous lisiez le roman ou les BD, chaque version d’un ou des récits vous apportera de beaux moments de plaisir et de réflexion.

 

 

 

Cordialement, El Griffon