SGH.HugoCabret

L’invention d’Hugo Cabret

 

 

 

Bonjour à tous,

 

 

 

Ce récit de fiction écrit par Brian Selznick fut publié la première fois en 2007 en anglais aux États-Unis. L’histoire est celle d’un jeune garçon Hugo C. et se situe à Paris, France au début des années 1930.

 

Ce garçon perd ces points de repère très jeune et il est consumé par une passion; réparer un automate que son père a récupéré de façon fortuite. Le roman est très graphique et a un aspect cinématographique à la mémoire de Georges Méliès1. Le récit relève le caractère persévérant, quasi — obsessionnel de la quête du jeune homme.

 

D’ailleurs, voici ce commentaire intéressant sur cette œuvre colorée de Selznick. Une critique par CloeontheMoon, publiée le 17 octobre 2010 :

 

 

 

Je viens de finir cette petite merveille… Brian Selznick nous emporte dans un monde merveilleux, mélange de roman, d’illustrés et de cinéma. On vit le livre comme on regarde un film, on le lit en moins de deux heures, l’analogie est complète. Cette immersion dans un Paris des années 30, où l’on suit ce petit garçon, qui aurait toutes les raisons de baisser les bras, mais qui continue à poursuivre ses rêves, inlassablement. L’écriture est belle, simple, sans fioritures.

 

https://www.senscritique.com/livre/L_Invention_d_Hugo_Cabret/232413.

 

 

 

En mon exposé, je vais subdiviser le roman en trois parties; en connectant texte et images; celles-ci présentées dans l’ordre habituel, de gauche à droite. Donc, il y a :

 

 

 

 

 

Le sens philosophique ☼

 

 

 

  • Hugo vole des jouets chez un marchand de la gare, car il y vit seul et est sans revenu. Donc, en vue de réalisé sa réparation de l’automate et de se nourrir, «voler» reste sa plus facile option; photo de la page 52

  • Ce jeune orphelin cherche l’espoir en l'éventuel message que livrera l’automate, que son père avait commencé à réparer et est décédé en un incendie; image tirée de la page 140

  • Une amitié se pointe pour sortir l’orphelin des griffes de la solitude; cette Isabelle va bien le bousculer… cliché en page 209

  • Sur le potentiel d’oser incarné nos rêves, malgré que ça fait cliché, ça reste pertinent; dessin en page 388-389

 

1Voir Wikipédia pour plus d’infos sur ce cinéaste français de la fin du 19e siècle

 

L’émerveillement et la joie ☼

 

 

 

  • Parfois les inventions n’ont qu’un but; créer l’émerveillement et nous faciliter la vie : que ce soit le cinéma, machine à laver ou encore le téléphone grâce auquel on peut parlé à un proche à l’autre bout du globe. Image en page252

  • Isabelle, l’amie d’Hugo dit de quoi qui symbolise le pouvoir évocateur d’une seule image en :

 

– À partir d’une photo, on peut s’inventer toute une histoire en sa tête1, juxtaposé au dessin en page 498

 

  • Le jeune Hugo, fils d’horloger et habile aussi à entretenir ces machines perçoit un lien obscur entre ces jouets mécaniques qui se brisent et ceux-là dont leur vie leur paraît brisée2… «Ils n’ont plus de but dans la vie»; image page 304

  • En un instant festif, Hugo trouve une passion pour sa vie; faire de la prestidigitation. Il a le sentiment d’avoir trouvé une ligne de vie en cet art. Voir cliché de la page 483

 

 

 

1 Citation en page 193

 

2 En page 374

 

L’intrigue et la tension dramatique ☼

 

 

 

  • Suite à la mort de son père, il est pris en charge par son oncle, or celui-ci disparaît un jour, Hugo se retrouve donc doublement orphelin. Il a à peine dix ans et vit seul en une grande gare, tout en gardant en ordre les horloges de la gare (occupation de son oncle). Sa quête pour réparer l’automate est ce à quoi il s’accroche, lequel est un genre d’héritage de son père. Dessin en page 78

  • Il pourrait se livrer aux autorités et aller vivre en un orphelinat, or il choisit de rester en la gare dont il connaît tout les passages secrets. Croquis en page 376

  • Une belle symbolique dans l'Intrigue se pointe, celle d’une clef en forme de cœur. Cette clef que son amie Isabelle possède ajoute une touche positive et laisse entrevoir une finale heureuse pour ce jeune de dix ans; dessin de la page 220

  • Le jeune survivant va au plus creux de la détresse, en prison suite à une poursuite par l’inspecteur de la gare. Ces passages très sombres et cyniques, car on voit en l’entourage du jeune peu de gens aidants, sinon un esprit de revendication face aux méfaits commis par cet orphelin, laissant peu de place pour la compassion et l’empathie. Image tirée de la page 456

 

 

 

 

 

En mon deuxième propos sur l’univers d’Hugo Cabret, je ferais un résumé basé sur le film tourné sur la base de ce roman.

 

 

 

 

 

 

 

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 Il y a aussi la reprise du classique de Pierre Bordage «Les guerriers du Silence»; cycle 1 seulement que j’ai lu, laquelle a été remouler à la manière de P. Ogaki pour faire une série de quatre tomes. Hélas, le rythme est à mon avis trop rapide, mais comme l’œuvre de Bordage contenait plus de 1800 pages… y’a pas le choix de défilé à vitesse… grand V. Un formidable effort de synthèse a été fait, je l’accorde.

Le seul point un peu faible est qu’on a surexploité les séquences d’actions, à la mode hollywoodienne, alors qu’à mon avis, les auteurs auraient pu rehausser via les dialogues le côté résolument philosophique du roman; ce qui m’a frappé entre autres est ces deux points à :

 

  • Des dérives d’une religion totalitaire associée à un régime politique mégalomane et assoiffé tellement de contraindre les divergents; ça ressemble étrangement au style de pensée unique que les médias et gouvernements nous proposent depuis le début de la crise du Covid-19 de la depuis mars 2020…

  • Secundo, du rôle important que peut jouer une personne ordinaire, en l’occurrence Tixy Otty, héros majeur des «Guerriers du Silence1», homme à la vie morne, qui noie son ennui dans l’alcool, l’indifférence à soi-même et aux autres, se complaisant en une existence médiocre. Celui-ci devient graduellement un héros extraordinaire, pas dû à ces mérites seuls, mais surtout en s’entourant d’une équipe avec lui, et grâce à l’appui de sa partenaire de vie.

 

Bref, que vous lisiez le roman ou les BD, chaque version d’un ou des récits vous apportera de beaux moments de plaisir et de réflexion.

 

 

 

Cordialement, El Griffon