La Lune est blanche

Bonjour, Bonsoir Griffonautes et griffonauteees,

 

Bienvenue encore une fois sur les sentiers de l'inconnu via ce voyage virtuel en Antarctique; un continent aussi grand que l'Europe, ou les conditions météos sont extrême et ou survivre est un pari. Suivons les frères: Emmanuel Lepage (scénariste) et François (photographe). À la fin, j’inclus un commentaire sur ce voyage Photo-dessins hors du commun. Je continu avec l'approche image-textes en interaction; vos commentaires pour améliorer sont bienvenue...y'a un côté expérimental en cette approche.1

Tous les commentaires sont pairés avec les cases dans l'ordre suivant; gauche-droite ou de haut en bas sur les tablettes/ cellulaires:

 

1Toute citation sont tirée e La Lune est Blanche, François & Emmanuel Lepage,éditions Futuropolis

PC1: En quoi les jeux de couleurs communique un état d'esprit ou une ambiance précise?

 

1.Celle-ci avec ses nuances noir gris et blanc donnent une sensation fascinante. En la seconde image, il y a encore cette habile juxtaposition de fonçé sur pâle, lesquelles créé un sens d'émotions intimiste.

  1. La case avec les bateaux en rouge impressionne par sa rigueur militaire et résonne avec une intensité ou le voyage peut échouer...ou non.

  2. La photo du capitaine évoque le calme conflit intérieur, vécue par le capitaine(seul avec son bagage de responsabilités) et les autres ou plutôt leurs attentes, qu'elles soient silencieuses ou verbalisés.

5. Encore une fois, les forts contrastes foncés et pâles communiquent le désarroi et tristesse causée par la mort du pilote.

 

 

PC2: Description de la façon unique dont ces séquences case-caniveau dégage une atmosphère émotive sous-jacente?

 

  1. En Antarctique, la mort est une ombre menaçante, un ennemi sans face toujours prêt à se saisir de vous, laquelle n'attends qu'une étourderie pour vous faucher. En la deuxième illustration, je vois ici l'artiste avec un sourire qui en dit long sur sa joie, laquelle prends des teintes surréalistes en l'image 3

 

4. Ici, au travers des diverses expressions faciales, je vois le meilleur de l'humanité dans ces efforts de soutenir ses équipiers au milieu du désert blanc: la résilience, la persévérance et la solidarité tout en jouant avec une dose d'humour & blagues,qui sait, peut-être un élan spontanée du cœur pour se dégager des contraintes de la responsabilité...

 

 

PC3: Comment ces image-clefs dynamisent le récit?

 

Un: Ces images sombres avec les commentaires poétiques nous donnent l'envie d'être là...de jouir des lieux car ici en le confort moderne, on oublie l' impitoyable rudesse de ce continent. Ça, c'est la magie qu'un habile conteur déploit.

Deux: Ces coups de pinceaux avec leurs sinuosités, leurs multiples nuances racontent un monde marin austère,mais fébrile et féérique...sorte d'écho aux mythologies Nordiques et notre imagination se mets à y dessiner des: animaux, chutes de glaces, troubles de navigation, et même des réveries.

 

Trois & quatre: Alors que le projet d'aller ensemble( les frères Lepage) sur le terrain est compromis, divers échanges ont lieu. On y voit un bon exemple d'une négociation courte...sans fioriture, ni brutalités, ni flatterie, juste des voix déterminés et entendue; la voix des Lepage tendues vers un but commun. Aucun raisonnement sophistiqué, juste des mots simples, des cœurs vrais et une belle sensibilité de Patrice, le leader.

Cinq: Un proverbe dit qu' une image vaut mille mots! Or cette photo, elle «vaut bien mille maux». Que de souffrances, que d'heures passées en silence à angoisser sur le succès du raid, que de paroles soucieuses enterrées pour ne pas énerver les autres. Oui, ce cliché montre la vaillance d'un groupe organisé pour se rendre en un lieu précis du désert; la où «La Lune est Blanche», un endroit ou les Déserteurs signent leur fin.

 

 

S’il y a un bédéiste qui figure en bonne place dans le panthéon de mes créateurs favoris, c’est bien Emmanuel Lepage. Un dessin parfait, juste et riche. Des couleurs renversantes! Il a un don pour la scénarisation et, pour une BD reportage, ce n’est pas évident! Emmanuel et son frère François sont parvenus, moi qui déteste le froid et l’hiver, à me donner envie de faire ce parcours extraordinaire au pôle Sud. Bref, tout y est pour une bande dessinée parfaite! »
Shannon Desbiens, librairie Les Bouquinistes (Chicoutimi); Paru le 17 novembre 2014

Lien vers:

 

https://www.leslibraires.ca/livres/la-lune-est-blanche-emmanuel-lepage-9782754810289.html

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 Il y a aussi la reprise du classique de Pierre Bordage «Les guerriers du Silence»; cycle 1 seulement que j’ai lu, laquelle a été remouler à la manière de P. Ogaki pour faire une série de quatre tomes. Hélas, le rythme est à mon avis trop rapide, mais comme l’œuvre de Bordage contenait plus de 1800 pages… y’a pas le choix de défilé à vitesse… grand V. Un formidable effort de synthèse a été fait, je l’accorde.

Le seul point un peu faible est qu’on a surexploité les séquences d’actions, à la mode hollywoodienne, alors qu’à mon avis, les auteurs auraient pu rehausser via les dialogues le côté résolument philosophique du roman; ce qui m’a frappé entre autres est ces deux points à :

 

  • Des dérives d’une religion totalitaire associée à un régime politique mégalomane et assoiffé tellement de contraindre les divergents; ça ressemble étrangement au style de pensée unique que les médias et gouvernements nous proposent depuis le début de la crise du Covid-19 de la depuis mars 2020…

  • Secundo, du rôle important que peut jouer une personne ordinaire, en l’occurrence Tixy Otty, héros majeur des «Guerriers du Silence1», homme à la vie morne, qui noie son ennui dans l’alcool, l’indifférence à soi-même et aux autres, se complaisant en une existence médiocre. Celui-ci devient graduellement un héros extraordinaire, pas dû à ces mérites seuls, mais surtout en s’entourant d’une équipe avec lui, et grâce à l’appui de sa partenaire de vie.

 

Bref, que vous lisiez le roman ou les BD, chaque version d’un ou des récits vous apportera de beaux moments de plaisir et de réflexion.

 

 

 

Cordialement, El Griffon